Cas complexes

Chirurgie orthognathique à Rennes

Quand le décalage vient des mâchoires elles-mêmes et non de la position des dents, l'orthodontie seule ne suffit pas. Le traitement associe alors une phase orthodontique et une intervention chirurgicale, menées en coordination.

Le principe

Quand l'orthodontie seule ne suffit pas

L'orthodontie déplace les dents dans l'os qui les porte. Elle corrige un encombrement, une rotation, un espacement, une inclinaison. Elle ne déplace pas les mâchoires elles-mêmes.

Lorsque le maxillaire et la mandibule ne sont pas correctement positionnés l'un par rapport à l'autre, le décalage est osseux. Aligner les dents sans corriger ce décalage aboutit à un compromis : les dents compensent en s'inclinant, l'occlusion reste imparfaite et l'équilibre du profil n'est pas modifié.

La chirurgie orthognathique, appelée aussi chirurgie des mâchoires, corrige la position des bases osseuses. Elle est réalisée par un chirurgien maxillo-facial en milieu hospitalier, et elle s'accompagne toujours d'un traitement orthodontique avant et après l'intervention.

Les situations concernées

Les décalages qui relèvent de ce traitement

Un décalage osseux se repère à l'examen clinique et se confirme sur un bilan radiographique avec analyse céphalométrique. Il peut s'accompagner d'une béance, lorsque les dents de devant ne se touchent pas alors que celles du fond sont en contact. Les illustrations ci-dessous présentent un exemple de chaque type de décalage, et non l'ensemble des formes possibles.

Classe II squelettique

La mandibule en retrait

La mâchoire du bas est trop en arrière par rapport à celle du haut.

Le menton paraît fuyant et les incisives du haut semblent avancées, avec un décalage horizontal marqué entre les dents du haut et celles du bas. C'est la situation la plus fréquente.

Vue de profil d'une mandibule en retrait par rapport au maxillaire, ou rétrognathie mandibulaire
Exemple de mandibule en retrait : les incisives du haut passent nettement devant celles du bas.
Classe III squelettique

La mandibule en avant

La mâchoire du bas dépasse celle du haut.

Les dents du bas viennent devant celles du haut, ce qui inverse l'articulé sur le devant. Le menton est marqué et le profil est dit concave.

Vue de profil d'une mandibule en avant par rapport au maxillaire, ou prognathisme mandibulaire
Exemple de mandibule en avant : les incisives du bas passent devant celles du haut.
Sens transversal

Le maxillaire trop étroit

La mâchoire du haut est trop étroite par rapport à celle du bas.

Le décalage ne se joue plus d'avant en arrière mais en largeur : les deux arcades ne se correspondent pas transversalement, ce qui peut se traduire par un articulé croisé d'un côté ou des deux. Chez l'adulte, une fois la croissance terminée, la correction de ce décalage passe le plus souvent par la chirurgie.

Asymétrie

L'asymétrie

Les deux mâchoires ne sont pas alignées sur le même axe.

Le milieu des dents du haut et celui des dents du bas ne coïncident pas, et l'équilibre du visage peut en être affecté. L'asymétrie peut se combiner avec l'un des décalages précédents.

Qui fait quoi

Deux praticiens, un seul plan de traitement

Le traitement repose sur une coordination étroite entre l'orthodontiste et le chirurgien maxillo-facial. Le plan est établi ensemble avant tout démarrage, et chacun intervient sur une phase précise.

Au cabinet

Le rôle de l'orthodontiste

Préparer les arcades avant l'intervention, puis régler l'occlusion après.

Le Dr Marin réalise le bilan initial et l'analyse céphalométrique, puis la préparation orthodontique. Avant l'intervention, les dents sont positionnées sur chaque mâchoire de manière à ce que les deux arcades s'emboîtent correctement une fois les bases osseuses replacées. Après l'intervention, une phase de finition règle l'occlusion dans le détail, puis la contention stabilise le résultat.

Ce qui est assuré au cabinet

  • Bilan clinique et analyse céphalométrique
  • Coordination du plan avec le chirurgien
  • Phase orthodontique avant l'intervention
  • Phase de finition après l'intervention
  • Mise en place et suivi de la contention
En milieu hospitalier

Le rôle du chirurgien maxillo-facial

Replacer les bases osseuses lors d'une intervention sous anesthésie générale.

L'intervention est réalisée par un chirurgien maxillo-facial, dans une structure hospitalière. Elle porte sur l'une des deux mâchoires ou sur les deux selon le cas. Le Dr Marin ne réalise pas l'acte chirurgical : il adresse à un confrère chirurgien et assure avec lui le suivi du dossier de bout en bout.

Ce qui relève du chirurgien

  • Consultation chirurgicale et plan opératoire
  • Intervention sous anesthésie générale
  • Suivi des suites opératoires immédiates

À savoir

Les modalités précises de l'intervention, sa durée, ses suites et ses risques vous sont exposés par le chirurgien lors de la consultation qui précède l'opération. C'est lui qui recueille votre consentement pour cet acte.

Le déroulement

Un parcours en cinq étapes

La durée totale se compte en années et dépend de la complexité du cas. Chaque étape est décidée avec vous, et rien n'est engagé avant que le plan complet ne soit posé.

  1. 1

    Bilan complet

    Examen clinique, photographies, radiographie panoramique et téléradiographie de profil avec analyse céphalométrique. Le bilan confirme l'origine osseuse du décalage et en mesure l'importance.

  2. 2

    Plan de traitement coordonné

    Le plan est établi conjointement avec le chirurgien maxillo-facial, qui vous reçoit en consultation. Un devis écrit vous est remis. Aucun traitement ne démarre sans votre accord.

  3. 3

    Phase orthodontique avant l'intervention

    Les dents sont alignées sur chaque mâchoire dans la position qui permettra l'emboîtement une fois les bases osseuses replacées. Cette phase dure généralement de 6 à 18 mois selon la complexité du cas.

  4. 4

    Intervention chirurgicale

    Réalisée par le chirurgien maxillo-facial en milieu hospitalier. L'appareil orthodontique reste en place pendant l'intervention : il sert de repère et de point d'ancrage.

  5. 5

    Finition et contention

    Une phase orthodontique de finition règle l'occlusion, généralement sur 6 à 12 mois. Une contention est ensuite mise en place pour stabiliser durablement le résultat.

Le cabinet

Le Dr Jean-Pierre Marin

Orthodontiste qualifié, installé à Rennes depuis 1997.

  1. 01

    Orthodontiste qualifié depuis 1997

    Le Dr Marin exerce exclusivement l'orthodontie à Rennes depuis 1997, au cabinet de la Tour Alma.

  2. 02

    Une prise en charge coordonnée

    Pour les situations relevant d'un décalage osseux, le Dr Marin travaille en collaboration avec un chirurgien maxillo-facial, du bilan initial jusqu'à la contention.

  3. 03

    Un bilan avant tout engagement

    Aucun traitement n'est démarré sans un bilan complet et un devis écrit détaillant les étapes prévues, la durée estimée et le coût.

Durée et prise en charge

Ce qu'il faut prévoir

La durée

Le traitement complet s'étend le plus souvent sur deux à trois ans : la phase orthodontique préparatoire dure de 6 à 18 mois, la phase de finition qui suit l'intervention de 6 à 12 mois, auxquelles s'ajoutent l'intervention elle-même et la contention.

Ces durées sont indicatives et dépendent de chaque situation.

La prise en charge

L'orthodontie n'est en principe plus prise en charge par l'Assurance Maladie après 16 ans. Il existe une exception qui concerne précisément ces situations : un semestre de traitement préalable à une intervention chirurgicale portant sur les mâchoires peut être pris en charge, à titre exceptionnel et sans renouvellement possible. La demande d'accord préalable doit être accompagnée d'une lettre du praticien qui réalisera l'intervention, et les soins doivent commencer au plus tard six mois après l'accord.

L'acte chirurgical et l'hospitalisation relèvent d'une prise en charge distincte, présentée par le chirurgien et par l'établissement de santé. Votre complémentaire peut intervenir sur le reste à charge.

Source : Assurance Maladie, Le remboursement des traitements d'orthodontie, page mise à jour le 9 janvier 2026.

Questions fréquentes

Vos questions sur la chirurgie des mâchoires

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Appelez-nous au 02 23 36 01 15

Non. L'intervention est réalisée par un chirurgien maxillo-facial, en milieu hospitalier. Le cabinet assure la phase orthodontique avant et après l'opération, ainsi que la coordination du dossier avec le chirurgien.

L'intervention se pratique une fois la croissance des mâchoires terminée, ce qui situe généralement le démarrage de cette prise en charge à la fin de l'adolescence. Chez l'enfant et l'adolescent en croissance, certains décalages relèvent d'un traitement orthopédique qui ne nécessite pas de chirurgie.

Avant. La phase orthodontique préparatoire précède l'intervention et l'appareil reste en place pendant celle-ci. Il n'est déposé qu'après la phase de finition qui suit l'opération.

Dans certains cas limités, une compensation orthodontique seule est envisageable, en acceptant que la position des mâchoires ne soit pas modifiée. Ce choix se discute au cas par cas au vu du bilan, en pesant ce qu'il permet et ce qu'il ne permet pas d'obtenir.

Oui, comme après tout traitement orthodontique. Une contention est mise en place à la dépose de l'appareil pour stabiliser le résultat dans la durée.

Elle comprend un examen clinique, des photographies et un bilan radiographique. Elle permet de déterminer si le décalage est d'origine osseuse et, le cas échéant, d'orienter vers une consultation chirurgicale. Un projet de traitement vous est présenté à l'issue de ce bilan.

Prendre rendez-vous

Faire le point sur votre situation

Le cabinet du Dr Marin reçoit à Rennes, Tour Alma. Une première consultation permet de déterminer si votre situation relève d'un traitement orthodontique seul ou d'une prise en charge associant la chirurgie.